En ce moment, je me resens le besoin d'en parler, mais mon problème est que je ne sais pas à qui en parler. C'est pourquoi j'écrie cet article sur mon blog, afin d'évacuer ces émotions sans avoir à les confier.
Je voudrais remercier une personne qui a fait énormément pour moi, une professeur que j'ai eu au collège et que je surnomerais ici "l'Abeille".
Je lui ai déja dis merci plusieurs fois, mais ce ne sera jamais assée, elle-même je crois n'est pas conciente de tout ce qu'elle a fait pour moi. Je me souviens de la première fois où je lui ai demander son aide, j'avais la gorge nouée et je n'arrivais plus à parler. Elle seule m'a tendu la main au moment où j'étais le plus dans le besoin.
La Dépréssion
Ceux qui ne l'ont pas connu ne peuvent pas imaginer ce que c'est. Vivre sans vivre, être constament dans la peur, cette peur du temps, de voir les jours se suivrent et se ressembler. Ne plus oser dormir par peur du lendemain qui arrive. On ne se sent pas vivant et pourtant on n'est pas encore mort. Cette sensation de n'être plus rien, de ne compter pour personne, d'être tranparant aux yeux de tous. C'est aussi se regarder tomber dans un puit sans fond et ne rien pouvoir faire que contempler sa propre destruction. C'est voir un monde gris, sans couleur. C'est s'automutiler uniquement pour se prouver que c'est bien nous et nous seul qui nous détruisons ainsi. C'est la perte de tout espoir que cela change un jour, c'est attendre la mort comme une délivrance sans pour autant oser la provoquer.
Voilà l'état dans lequel je me trouvais la première fois que je lui ai demander de l'aide, je venais alors de faire un énorme pas vers ma guérison. Elle a accepté de m'aider et elle m'a apporté la plus belle chose qu'un être humain puisse offrir: de l'attention, de l'espoir et le fait de croire en moi. Cela se traduisait par un simple sourire quand on se croisait dans les couloirs, ou par un mot d'encouragement par ci et là, mais c'était déja tellement... Son soutient et son affection me réchauffait le coeur et me donnait la sensation d'être moi aussi une personne, et non pas l'ombre d'une personne. Je me rapprochais petit à petit de la lumière du jour, c'était dur, mais je n'étais plus seule.
Et puis, il y a eu le jour de la deception, le jour où j'ai déçu la seule personne qui croyait en moi. Je ne saurais expliquer pourquoi je me suis scarifié avec une lame de rasoir, mais quand elle s'en ai apperçu, son regard et le ton glacial qu'elle a adopté ma percer le coeur. J'aurais préféré qu'elle me tape ou qu'elle se mette en colère, tout plutôt que de lire la deception sur son visage. Elle, qui me croyait sur le chemin de la guérison, je venais de tout détruire pour ces quelques coupures sur mon avant bras. J'avais tellement honte que par la suite, j'ai tout fait pour l'éviter.
Mais elle m'a offert une seconde chance, m'a réacorder sa confiance et cette fois ci, en me battant plus fort contre mes démons, j'ai réussi à remonter la pente.
C'est pourquoi je veux lui dire merci. Mes parents, mes amis, tous savaient que je n'allais pas bien mais ils ont pris cela pour une période classique de l'adolescence. Elle seule m'a tendu la main et c'est à elle que je dois ma vie aujourd'hui, car si elle n'avait pas été là, je ne sais pas comment je serais aujourd'hui. La guérison fût longue mais elle en valait la peine.
Aujourd'hui, trois ans après, je me sens désormais assée forte pour à mon tour tendre la main à une personne qui en à besoin. Merci l'Abeille.
Je voudrais également remercier ces personnes à qui je dois ma guérison:
* A ma prof de GRS, pour m'avoir obliger à garder une vie sociable en refusant mon abandon de l'AS, et pour sa douceur et sa gentillesse dans les moments difficiles.
* A ma prof de math, qui malgrés ses propos très durs m'a fait réagir face à ma situation.
* A ma prof d'espagnol, pour m'avoir empecher de pleurer seule dans mon coin.
* A ma prof de latin, pour la patience et la compréhention dont elle a fait preuve à mon égard.
C'est grâce à ces personnes que je souhaite devenir un jour professeur. Merci à elles, merci à vous.